Le ciel de Niamey a changé de couleur ce dimanche.
Le ciel de Niamey a changé de couleur ce dimanche.

Le ciel de Niamey a changé de couleur ce dimanche. Quatre chasseurs algériens s'y sont posés, et avec eux, un signal difficile à manquer.
Quatre avions de chasse Soukhoï Su-30 ont atterri à l'aéroport international Diori Hamani, escortés d'un avion de transport militaire Iliouchine IL-76 et d'un ravitailleur IL-78. Une livraison qui ne doit rien au hasard : elle vient consolider un partenariat militaire algéro-nigérien déjà bien engagé.
Il y a à peine trois semaines, le 9 août, Alger avait déjà fait parvenir à Niamey quatre hélicoptères — deux Mi-171 et deux Mi-24. Cette fois, c'est l'aviation de chasse qui entre en scène, preuve que la coopération grimpe en intensité plutôt que de s'essouffler.
Derrière cette opération, un objectif assumé : appuyer les Forces armées nigériennes dans le renforcement de leurs capacités de défense, à un moment où la sécurité reste au cœur des priorités du pays.
L'événement n'est pas passé inaperçu au sommet de l'État. Le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine s'est déplacé en personne, aux côtés du Général d'Armée Salifou Mody, ministre d'État en charge de la Défense nationale, et du Général de Division Moussa Salaou Barmou, Chef d'État-Major des Armées. Plusieurs membres du gouvernement et hauts gradés militaires complétaient le tableau.
Un message clair s'en dégage : entre Niamey et Alger, la relation de défense ne se limite plus aux discours. Elle se construit désormais avec des appareils bien réels, posés sur le tarmac.







